Parution – REFERENCE CARRELAGES

Richard Carrelages : Un autre regard…

  Fille de fabricants de carreaux de ciment et de granito, tombée dans une marmite de barbotine à la naissance, Magali Richard a repris il y a quelques années le négoce initié par sa mère, à Lavérune, dans l’Hérault. C’est une autre vision du carrelage, plus ludique, qu’elle propose. Créé en mai 1968 par la mère de l’actuelle maîtresse des lieux, Richard Carrelages est un showroom atypique, exceptionnel tant par sa philosophie que par son histoire. Magali, qui a pris sa première gérance à 18 ans, a retenu une leçon de sa mère : « Marche droit et ceux qui sont avec toi marcheront droit ». De fait, l’histoire familiale s’est inscrite dans la continuité. À tous points de vue, à commencer par l’originalité qui dirige le choix quant aux produits et à la façon de les présenter. Si l’exposition de 700 m² présente des mises en ambiance, les meubles sont quasiment absents. « Je n’aime pas les meubles. Ce ne sont jamais les mêmes dimensions. Ceux dont nous disposons, pour l’essentiel, ont été fabriqués par nos soins. » La salle propose aussi beaucoup de carreaux en vrac. « Le carrelage est un matériau sensuel. Il faut pouvoir prendre les carreaux, les toucher, que nos clients puissent sentir leur peau. Quand nous avons un produit présenté sur un panneau ou dans un meuble, nous l’avons aussi en vrac : pour pouvoir le poser par terre, le superposer, s’amuser avec d’autres carreaux, avec des pièces de finition… Il faut que le carreau vive ! Le box doit servir à présenter des choses invraisemblables, inaccessibles. Nous savons déjà que ce n’est pas cela que nous allons vendre, simplement parce que c’est figé. » De toute façon, chez Richard Carrelages, les clients viennent pour sortir des sentiers battus. Une ambiance, des ambiances Si à l’origine le négoce était construit sur le principe du labyrinthe, aujourd’hui encore, après rénovation, c’est en parcourant un dédale de petites salles, chacune dédiée à une famille de produits ou à une tendance, que le client dénichera la perle rare. « Quand j’ai refait la salle, explique Magali, j’ai cassé tous les murs. Mais j’ai refait des petits locaux en conservant les mêmes dimensions. » De fait, en vaquant d’une pièce à l’autre, la sensation d’intimité, d’écrin, reste préservée. Mais l’impression de profusion est encore plus manifeste. Car l’offre est particulièrement riche, composée de très petits et de très grands formats, d’aspects traditionnels et de signatures résolument contemporaines, de toutes les matières imaginables… L’ensemble de l’exposition se compose d’une dizaine de pièces qui convergent vers un local aux dimensions plus généreuses. Il y a la salle des pâtes de verre, celle dédiée au bois, l’entrée concerne les produits d’extérieur, la salle des pierres se trouve à gauche… et au fond, la grande salle de 300 m², jalonnée d’ambiances, de clins d’oeil espiègles, de tables de travail XXL qui permettent de développer les projets sanitaires… Mise en service il y a trois ans, cette salle est un peu la salle de jeux de Magali, celle où elle se permet toutes les audaces : les nuages accrochés au plafond, les personnages du Muppet Show, le box dédié à l’enduit Litokol, celui où elle a osé découper en bandes le Flower Power de Sicis, sa salle de bains conçue comme un tunnel en or… « En fait, je crois que montrer des choses audacieuses fait comprendre aux clients que nous sommes à même de les aider à concevoir des ambiances très personnalisées. Ce qui est essentiel, c’est le message que nous délivrons et qu’ils reçoivent ! » Un îlot de décision Au coeur du showroom se trouve le comptoir qui a été réfléchi de façon stratégique et offre une vue panoramique sur l’espace et sur l’entrée. Endroit convivial, il comprend un plan de travail qui permet de déplier et d’étudier les projets, de mettre les matières en lumière, au sol si nécessaire. À portée de main sont rangées les documentations des fabricants : les conseillers de vente n’abandonnent donc pas le client, ne lui laissent pas l’occasion de se déconcentrer. « Ce ne sont que cinq pour cent de la salle d’exposition, mais ils font quatre-vingt-quinze pour cent du chiffre d’affaires. Le reste, c’est de la promenade ! », explique Magali. Tout est travaillé pour apporter une aura au matériau : « Dans l’esprit des gens, le carrelage n’a pas de noblesse… malheureusement », regrette la négociante. « Mais c’est en train de changer. Le sanitaire nous aide aussi à rentrer dans un univers un peu plus chic, à amener une plus-value marketing au carrelage », ajoute-t-elle. La part du carrelage par rapport au sanitaire reste majoritaire chez Richard Carrelages : 70 % contre 30 % du chiffre d’affaires. Mais Magali s’est fixé pour objectif de développer le sanitaire… sans pour autant négliger sa passion pour le carrelage céramique.
#Référence Carrelages

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